Le Cube
Le cube
Présenté par : Fidel-Leger
Il s’agit d’un projet de classe, pour lequel l’élève doit imaginer le logement de ses rêves. Le programme cette fois ci, se déclinait non pas sur la forme d’un listing de pièce ou de cellules à agencer, mais plutôt d’une superposition de fonctions. Le tout ayant pour but de déceler les tensions internes au programme, d’en appréhender tous les effets et de créer un univers en adéquation totale avec les besoins psychique et physiologique de l’occupant (en occurrence moi). Notons également que pour ce projet, la seule contrainte était liée au volume cubique dans lequel, il fallait sertir, une unité de vie fonctionnelle. Il nous revenait donc de concevoir dans les limites d’un cube de 6X6X6m, extensible à 7X7X7m, en minimisant tous les autres aspects tels que le volet paysager, la morphologie du site, la structure, l’orientation, l’accessibilité, le coût, etc. …
Notre démarche architecturale s’est voulue expérimentale, se résumant quelques fois à l’interprétation des codes qui régissent le déplacement des personnes, des fluides et de l’air. Se voulant à la fois souple et soutenue, elle nous a conduit à analyser les flux de déplacement dans notre programme. D’où l’idée de créer un cheminement, tout au long duquel devait se superposer, la mobilité des personnes, le déplacement du vent, des faisceaux lumineux, et du bruit.
Sur un plan purement fonctionnel, ce cheminement se traduisait par un jeu d’élévation de planchers, qui marquait avec une certaine emphase la différenciation fonctionnelle des espaces, et établissait cette tension constante d’où devait découler l’équilibre de notre projet. Un équilibre encore plus subtil du fait de la faible présence de cloisons séparatrices et que viendrait toutefois renforcer quelques ponctuations vertes et mobiliers d’aménagement intérieur. Ceci dit, nous avons conçu une juxtaposition d’espace et de fonction, dont le parcours seul, justifie les imbrications et les rapports de force, tout en assurant une cohérence fonctionnelle dans la dialectique qui soutient la raison d’être de chaque espace avec sa fonction.
Le choix de texture pour lequel nous avons opté se voulait neutre, donc peu imprégné d’une volonté d’appropriation ou de transmission d’un message. Ainsi, avons-nous pu trouver une raison supplémentaire pour laisser certains matériaux en revêtement de mur s’exprimer dans leurs essences propres. Les profilés de béton ont conservé leur couleur grise de béton rugueux, et le bardage bois blanc n’a subi que l’effet d’un léger polissage.
Le thème choisi pour inscrire notre projet dans une esquisse environnementale est la transparence, et nous l’avons marqué par ces intrusions permanentes vers l’intérieur ou l’extérieur (selon le lieu où l’on se trouve). Les expériences visuelles que génèrent nos grandes baies vitrées, donnent ainsi libre court à des visées profondes au cœur des espaces et établissent perpétuellement un rapport de coexistence entre les espaces interne et externe. Une dualité substantielle qui confère à nos espaces ce permanent rapprochement qui nous est cher.